Patrons si vous saviez...

Force est de constater que souvent, un patron refuse de prime abord de procéder à un diagnostic des perceptions dans son entité ou auprès de son équipe. Et que tout aussi souvent, il apprend quantité de choses quand on réussit à le convaincre.

 

Pourquoi ce refus ?

Raison n°1 : il sait. Il (ou elle) se promène régulièrement* dans ses locaux, serre des mains, s’entretient avec des collaborateurs. Donc il pense savoir ce qui se passe sur le terrain.

Raison n°2 : l’étude de l’opinion révèle des perceptions. C’est à dire qu’elle ne révèle que des perceptions – et dans certaines cultures, les perceptions équivalent à du fantasme, un socle intangible et mouvant sur lequel il est dangereux ou vain de construire quoi que ce soit.

 

Cela étant, à chaque fois que nous procédons à une écoute qualitative, les résultats les surprennent et leur apprend beaucoup. Pourquoi ?

D’abord parce que les collaborateurs ne disent pas tout à leurs supérieurs. Non, vraiment. Ensuite parce qu’il faut comprendre ceci : les perceptions SONT la réalité de ceux qui les conçoivent, les portent, les véhiculent auprès d’autres. Les perceptions engendrent et gouvernent les comportements et les pratiques au travail. Elles permettent, facilitent, ou font obstacle à toute tentative de changement, tout bien pensé qu’elle soit.

 

Par curiosité, par intérêt, laissez-nous procéder à des entretiens qualitatifs, à des enquêtes quantitatives, à des focus groupes, ou même à de simples rapports d’étonnement, qui nous auront mis en contact avec le terrain. Il s’y passe des choses inattendues et inconnues de vous, qui pourraient vous être utiles.

 

Les bénéfices sont multiples : tout d’abord, tenir compte des appréhensions et du courage, de la motivation ou des signaux d’alerte, permet un pilotage bien plus efficace et rationnel des projets de changements. Cela permet aussi de contribuer à l’élaboration de la tactique de déploiement pour gagner en rapidité, en efficacité. En ces temps de participation et d’interactivité**, co-construire un projet avec ceux à qui il va s’appliquer permet à la fois de trouver des solutions plus adaptées au terrain, et de moins passer de temps à convaincre pendant le déploiement. Enfin, mais la liste des bénéfices est encore longue, vous donnez le signal de l’écoute, pas celle qui fait jolie dans le décor mais celle qui permet d’entendre et de mieux se comprendre.

 

*se référer aux techniques particulièrement poussées du MBWA, ou Management By Wandering About (traduction : « le management en se baladant ici et là ») - sans doute développées par les spécialistes du

« management talk » (traduction : langue de bois…).

**nous aborderons ce sujet lors du prochain Camp RH 2.0, voir la page Rendez-vous.


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